Sesriem

Nous voilà à Seriem, point d’entrée d’une vallée bordée de dunes.

Seriem n’est pas un village mais simplement un autre de ces points où le gouvernement a aménagé un parc que l’on peut visiter moyennant un droit d’entrée raisonnable. Pour nous y rendre nous avons fait halte à Solitaire, un minuscule village tout près duquel se trouve le Solitaire Guest Farm, véritable oasis au milieu du désert.

Ces lieux d’hébergement sont remarquables car ils surgissent littéralement de nulle part. La route cahoteuse traverse des terres arides à perte de vue et soudain un écriteau annonce un « lodge », un « guesthouse » ou un camping là où rien n’est visible. Un petit chemin quitte la route et après quelques kilomètres on a toujours l’impression que rien ne peut vivre dans ces terres hostiles lorsque soudain, quelques arbres et un ilot domestiqué apparaît. Pelouses et piscines côtoient désert et arbustes desséchés.

Le Solitaire Guest Farm est l’un d’eux. Chaque site de camping possède un petit bâtiment avec éviers, toilettes et douche. Comme dans d’autres sites, la douche possède quatre murs mais est ouverte au ciel.  Le bonheur…

Le site héberge aussi le bureau du Namibian Carnivore Conservation Society (ou un nom similaire) qui recueille les félins qui sont devenus une menace pour l’homme (ou ses bêtes) et qui deviennent de facto eux-mêmes en danger. Plutôt que d’abattre les prédateurs, l’organisme propose de relocaliser les bêtes sur leur site. Certaines seront relâchées ultérieurement sur un site propice, d’autres deviennent résidents permanents.

C’est le cas pour 6 guépards à qui nous sommes allés rendre visite. Nous en avions vu en Tanzanie mais ceux-ci étaient remarquablement beaux et tolèrent une proximité avec l’homme étonnante pour des animaux sauvages en relative liberté.

IMG_4455IMG_4479

Nous les avons même approchés à pied à moins de 10 mètres avec comme seule protection, s’ils leur prenaient de nous gruger un mollet, notre guide, une jeune femme passionnée pour ses félins, armée d’un bâton de bois.

Cette pause en route vers Seriem fut donc une belle surprise.

Pour en revenir à Sesriem, nous y avons donc établi notre campement pour 3 nuits et dès la première journée, nous nous sommes engagés sur la route de 60km qui traverse la vallée bordée de dunes. Au Km 45, la « dune 45 » s’avance presque jusqu’à la route et permet une ascension relativement aisée. En la grimpant en fin de journée, nous avons eu une vue splendide sur les dunes de l’autre côté de la vallée qui offraient leurs flancs au soleil couchant.

Mais l’activité à ne pas manquer à Sesriem est le lever du soleil sur les dunes de Sossusvlei (prononcer Sossusflai, un « vlei » étant un plan d’eau qui se tarit à la saison sèche). Nous nous sommes donc levés à 4h30 pour plier bagages (et replier la tente de toit) pour arriver à la barrière qui interdit l’accès au parc la nuit, à 5h05, quelques minutes avant son ouverture. Nous étions 5 ou 6 véhicules à nous engager de façon nocturne sur la route, nous avertissant mutuellement de la présence des SpringBocks et autres rodeurs.

Le dernier 5 km n’est accessible qu’aux 4X4 et développe les habilités de conduite sur sable (Annie et moi sommes maintenant brevetés pour le désert).

Notre véhicule sous un arbre en prévision de la chaleur accablante qui ne saurait tarder, nous nous engageons sur le sentier menant à la dune de Sossusvlei. A mi-chemin de l’ascension de la dune, le soleil se pointe le nez derrière les dunes à l’est et en quelques minutes sa lumière vient illuminer les formes orangées qui nous entourent. Indescriptible…

DCIM101GOPROIMG_3516IMG_3423

En fin de journée, une visite du canyon qui serpente le centre de la vallée nous réservera des paysages lunaires.

Ce matin, même scénario sauf que nous avons attaqué « Big Daddy », la plus grosse dune du coin qui surplombe Deathvlei, un « pan » où des arbres morts parsèment une surface autrefois boueuse mais maintenant craquelée par la sécheresse.

IMG_3458IMG_3505DCIM101GOPRO

Il nous aura fallu 90 minutes pour atteindre le sommet. Partis derrière un groupe d’une vingtaine de lèves-tôt, nous en perdrons la plupart avant la moitié de la montée. « Ouvrir la route » sur l’arrête de sable est un travail ardu. Imaginez marcher sur une plage pointue de quelques centimètres. Trois sympathiques espagnols prendront la relève et ouvriront la voie pendant un temps mais abandonneront l’ascension au deux tiers du parcours. Nous finirons donc seuls la montée. Au sommet, enfin Annie vit son rêve : nous sommes seuls au milieu d’une mer de sable à perte de vue dans toutes les directions. Une profonde sensation de paix nous habite et nous resterons un bon moment à savourer le plaisir… et à prendre quelques photos.

IMG_0735IMG_3418

Advertisements

4 réflexions sur “Sesriem

  1. je suis incrédule devant tant de beauté!! vos quelques images donnent juste envie d’en voir davantage… j’ai très hâte d’avoir votre récit en personne! Est-ce François le talentueux auteur ? wow! vous ne cessez de m’impressioner les amoureux… xxx à très bientôt, pour un retour à la vie ordinaire et notre paysage urbain! 😉

  2. Quelle merveilleuse aventure et quels paysages fabuleux. Avec tous ces km on a peine à croire que vous trouvez des stations à essence sans problème ! 🙂 Raymond & Elisa

  3. Je suis bouche bée! Votre récit est incroyable et les photos spectaculaires! Seuls au monde sur le sommet de la dune…wow!

    Nous avons hâte de vous voir!
    Philxxx

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s