En route vers Swakopmund

Après Opuwo, nous avons pris la route vers Swakopmund, ville balnéaire sur la côte Atlantique.

Nous étions un peu inquiets de l’état de la route car elle nous avait été décrite comme mauvaise par certains. Finalement elle s’est avérée très carrossable surtout en 4X4 mais il était facile d’imaginer comment elle aurait pu être bien moins bonne en cas de pluie. En ce moment, tout est sec ici et dans certaines régions, les habitants en souffrent. Tous les lits de rivières croisés étaient à sec.

Sur cette route, en une journée, nous serons passés d’un environnement sec mais quand même assez feuillu à une zone montagneuse rappelant l’Arizona pour arriver dans une immense plaine conduisant à la mer, à ses dunes et à la fameuse Skeleton Coast. Cette zone côtière particulièrement hostile aux navires héberge de nombreuses épaves et même les squelettes de baleines qui s’y échouent, d’où son nom. Le brouillard qui la baigne le matin et souvent pendant une parte de la journée vient ajouter à son côté mystérieux. La route qui la longe est sur une grande partie composée de sel compacté.

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Plus au sud, une colonie d’otaries (des centaines sinon des milliers) se sont installées et côtoient les visiteurs, allant même envahir une partie de la passerelle aménagée sur le site.

Enfin nous arrivons à Swapkopmund, petite ville proprette qui héberge des vacanciers, principalement des retraités allemands et des plus jeunes en quête d’émotions fortes. On y offre des randonnées en quad dans les dunes, du saut en parachute, du sandboarding, des tours de montgolfières, etc

Nous revenons de faire du sandboarding, version désertique de la planche à neige, et nous avons eu beaucoup de plaisir, vidéo à l’appui.

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Voilà pour l’instant. Nous planifions notre itinéraire vers le désert.

PS: des photos ont été ajoutées aux articles précédents..

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Opuwo

Nous sommes maintenant des experts pour monter/démonter notre tente!

Après une bonne grosse journée de route, nous sommes maintenant à Opuwo, au Country Lodge and Camping où nous passerons 2 nuits (enfin un peu de stabilité).

Arrivés hier, nous sommes passés par le bureau du tourisme (la cabane jaune)

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et nous sommes entendus pour une expédition en territoire Himba, départ à 8h30 demain matin. Nous avons donc levé le camp et rejoint notre guide qui nous amènera dans un tout petit village Himba reculé. Ayant compris que nous ne voulions pas une visite trop touristique, il nous amène dans un village qui ne « reçoit » visiblement pas souvent.

Après quelques km de route (sic), nous arrivons près du village. Nous devrons terminer le trajet à pied car de gros cailloux bloquent les derniers 300 mètres. Nous apportons de la farine de maïs et d’autres denrées utiles à cette tribu qui vit sans eau, sans électricité dans des huttes en bouses de vache encerclant l’enclos des bêtes. Il est difficile de décrire cette journée sans tomber dans les clichés. D’ailleurs nous avions des sentiments mitigés d’occidentaux qui veulent découvrir et aider mais qui se sentent aussi un peu voyeurs.

En arrivant, le village (5 ou 6 huttes) est quasiment désert. Une vieille femme et une autre enceinte et deux jeunes enfants sont seuls sur les lieux. Nous entendons par ailleurs les chants d’enfants qui sont « à l’école » dans un bâtiment rudimentaire sur une colline avoisinante.

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Keke apprendra de la vieille femme que les hommes ont dû se rendre au village secondaire avec les bêtes car il règne présentement une sécheresse anormale. Une fois les présentations faites, nos amis Sandra et Bernard offrent à la vieille femme une couverte tissée reçue lors de leur passage en Indonésie et qui signifie à son porteur qu’il est membre de la tribu qui l’a tissée.

La magie s’opère et la vieille qui est chef de clan en l’absence de son mari, nous autorise à circuler librement sur le site et à prendre des photos. Elle envoie aussi les enfants chercher les femmes et les enfants des villages environnants. Malgré une certaine gène, le contact est bon et nous arriverons à échanger quelques mots avec le groupe.

Malgré nos réticences, Keke demande aux femmes si elles accepteraient de faire une de leurs danses traditionnelles. Nous savons que cela fait partie du spectacle et sommes une peu mal à l’aise mais les femmes s’exécutent et semblent aussi mal à l’aise que nous ce qui finit par rendre le tout plutôt sympathique et bon-enfant. Soudain, une des femmes s’avance vers nous et invite Annie à danser. Vous connaissez Annie et son plaisir de danser… Mattéa suivra aussi et nous garderons un souvenir touchant de ces quelques heures passées avec ce peuple à la peau cuivrée.

Etosha – Jour 2

Départ très tôt du Camp Halali pour les aventuriers du soulier perdu.

Nous arrivons au point de vue sur le Pan et… oui! Le soulier y est!

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Après une minutieuse inspection pour nous assurer qu’aucun scorpion n’y ait élu domicile, nous pouvons reprendre les pistes du parc armés de nos caméras.

Le paysage se transformera graduellement au fur et à mesure que nous nous rapprochons du camp Okaukuejo. La végétation cède graduellement place à des terres arides et planes à perte de vue.

Nous commençons par Rhino road dont le nom nous inspire. Malheureusement, la route ne tient pas promesse mais nous y verrons des Koudous et des Oryx. Un peu plus loin un immense mille-pattes traverse la route. Après un rapide arrêt pour le lunch, nous circulons lentement et sur notre gauche apparait… un rhinoceros à une dizaine de mètres! Nous appliquons les freins et instantanément le rhino charge! Embrayage, 2ieme et nous relançons notre engin en espérant qu’il réponde sans délai… Regard dans le rétroviseur et le rhino a abandonné la poursuite sitôt que nous avons quitté sa trajectoire.

Nous en sommes quittes pour une bonne frousse mais n’écoutant que notre courage, nous faisons demi-tour juste à temps pour prendre une photo des fesses de notre rhino qui s’éloigne…

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Voilà qui couronne une superbe 2ieme journée dans le parc d’Etosha. Arrivés au camping, une tour nous permet à nouveau d’admirer la fin de journée sur la savane environnante. Le site comporte aussi un point d’eau où nous décidons d’aller après souper. Belle idée : 3 gros rhinos s’y abreuvent sous nos yeux pendant qu’une hyène et un chacal se chamaillent tout près. De façon surprenante, les projecteurs qui éclairent la scène ne semblent pas gêner nos buveurs.

L’observation sera interrompue par les cris d’appel à l’aide d’une dame qui s’est profondément entaillé le front en tombant sur un sentier. Une amie de la dame, infirmière de profession, arrive tout juste après nous. Le site dispose d’une infirmerie où la dame sera conduite mais la mésaventure nous rappellera que l’environnement est hostile et les secours rudimentaires…

Les chacals nous accueillent à notre retour et nous « montons » nous coucher en prévision d’une longue journée de route en direction d’Opuwo.

Etosha – Jour 1

Arrivée en fin de journée. Nous sommes entrés par le côté est du parc. Le premier camping, Namutoni est un peu rustique mais a le gros avantage de se situer à l’intérieur du parc. Un point d’eau où vont boire les animaux est accessible et aménagé avec des bancs et un éclairage nocturne.

A peine installé avec nos amis en tour du monde que leur fils Saïan aperçoit une girafe par la fenêtre des toilettes du camping…

Les mangoustes rayées et les chacals viennent nous rendre visite et sont très intéressés par notre poubelle.

Le site comporte une tour d’où on a une superbe vue sur le parc environnant. On y passe les dernières minutes de la journée à regarder le soleil se coucher sur la savane.

Le lendemain, nous nous levons un peu avant le soleil et nous rendons au point d’eau où une girafe nous démontre comment on boit quand notre tête est montée sur quatre longues pattes et un cou démesuré…

Déjeuner et nous nous lançons sur les pistes du parc. Malgré une dense végétation dans cette section du parc, nous y observerons une belle variété d’animaux : Girafes, Springboks, éléphants, les oreilles d’un lion évaché sous un arbre, beaucoup de zèbres, une hyène, des phacochères, une grosse tortue, des autruches, des gnous, oiseaux « secrétaire », des flamands roses, des mangoustes rayées, et le fameux Jean Passe…

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Bordant notre territoire, le « Etosha Pan » est un immense lac salin en grande partie desséché et qui donne vie à des mirages étonnants. Une avancée permet de circuler jusqu’à un point d’observation sur le Pan d’où on se sent vraiment « au milieu de nulle part ».

En arrivant au second site de camping, petite panique : Annie constate qu’il lui manque un soulier de marche (item essentiel pour notre voyage). Entendant cela, nos amis nous disent avoir vu un soulier au point de vue du Pan, sans doute tombé lorsque leur fils Yohan a changé de véhicule. Une lueur d’espoir de le retrouver mais malheureusement, l’accès au parc est interdit la nuit et il nous faudra prier pour qu’il y soit encore demain…

Nous nous couchons la tête remplie d’images d’animaux… et d’un soulier au milieu de nulle part…

En route vers Etosha

Après avoir trouvé nos amis et testé notre équipement de camping (c’est étonnamment très confortable les tentes de toit!)

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nous nous mettons en route: direction Etosha!

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Nous avons bien hâte de voir les lions…

 

À plus…

Windhoek

Sommes bien rendus à Windhoek (prononcer « vindouk »), capitale de la Namibie, après un long vol et une escale à Johannesburg (« Joburg » pour les intimes).

Nous prenons livraison de notre véhicule demain matin.

Le court aperçu du haut des airs et sur la route de l’aéroport annonce un paysage aride mais impressionnant. Terres ocres et reliefs escarpés.

Nous avons hâte de nous lancer à la découverte…

Nous sommes par ailleurs sans nouvelle de nos amis en tour du monde et que nous devions retrouver ici… lors de notre dernier échange, ils quittaient Singapour…

À suivre…

Arrivés à Paris

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Nous voilà à Paris jusqu’à mercredi. Avons rencontré ce monsieur sur la rue…

Ca nous permettra de nous caller sur GMT+1 qui est le même fuseau horaire qu’en Namibie.

On vous raconte la suite une fois en Afrique…